AVENIR-TOGO Association de soutien au Centre d'Action Sociale au Togo, à Kpalimé

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du Centre d'Action Sociale au Togo


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Nouvelles du CAST, en cette fin d’année 2008

S’il y en a pour deux, il y en a pour dix !…

Cette année, vu la crise et l’augmentation sensible des prix, l’équipe du CAST a décidé de ne plus prendre en charge de nouveaux enfants et de se limiter au nombre de 120.

…Mais au même moment, nous sommes sollicités par le Service social de Kpalimé qui souhaite nous confier en urgence un bébé de trois jours dont la maman est décédée juste après sa naissance. Le père a abandonné sa famille, l’enfant est donc seul ; l’oncle paternel a décidé de retirer de l’école la sœur du bébé - alors qu’elle est en 6e - pour qu’elle prenne la place de sa mère et s’occupe du nouveau-né. Le résultat est désastreux car au malheur d’un bébé abandonné, s’ajoute la situation inacceptable d’une petite fille déscolarisée qui doit assumer les responsabilités d’une mère !

…Dans la même semaine, on nous appelle en nous demandant d’accueillir une jeune fille âgée de 13 ans que la famille veut marier contre sa volonté et qui préfère mourir plutôt que d’épouser un homme de 50 ans !

Chers amis, nous sommes ici confrontés directement, de façon frontale et réelle, aux droits de l’enfant. Comment refuser de venir en aide à ces enfants fragiles qui ont tant besoin d’adultes responsables qui leur tendent la main ? Oui, toute conscience humaine ne peut dormir en paix face à de telles situations… Et même si nos moyens ne sont pas extensibles et si nous rencontrons de réelles difficultés financières, même si nous ne pouvons pas régler tous les malheurs du monde ou “seulement” ceux du Togo, refuser l’accueil à ces deux enfants nous semble impossible.
Cette nuit-là, je n’ai pas trouvé le sommeil… et le lendemain, j’ai appelé le bureau du CAST. Nous avons décidé unanimement d’accueillir ces deux enfants avec la certitude que “s’il y en a pour deux, il y en a pour dix !“, beau proverbe africain qui révèle une solidarité africaine toujours active.

Il est facile de dire : “Arrêtez d’accueillir d’autres enfants et occupez-vous déjà de ceux qui sont là“, mais il est très difficile devant de tels cas d’avoir ce même discours. La réalité est toute autre, imaginez-vous devant le bébé confié à une enfant de 11 ans, imaginez-vous dire à la jeune fille de 13 ans promise à un homme, en sachant qu’elle va tout faire pour ne pas vivre ça, lui dire que le CAST affiche COMPLET ! Ce n’est déontologiquement pas notre façon de faire…


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